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15/06/2020 11:28

POURQUOI LA CRISE SANITAIRE ENGENDRE UNE HAUSSE DU TRAVAIL DES ENFANTS DANS LE MONDE ?

Alors que la crise sanitaire due au Covid-19 a déclenché une crise économique, l’UNICEF et l’Organisation internationale du travail redoutent une forte augmentation du travail des enfants à travers le monde entier.

Ce samedi 12 juin célébrait la Journée mondiale contre le travail des enfants bien que l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’UNICEF redoutent que des millions d’enfants soient poussés au travail en raison de la crise économique engendrée par la pandémie de coronavirus. Environ 218 millions d’enfants travaillent dans le monde, dont 152 millions travaillent sous la contrainte et parmi eux, 73 millions sont confrontés à des conditions dangereuses. C’est donc près d’un enfant sur dix de la population mondiale qui se retrouve obligé de travailler. Si le travail des enfants était en baisse depuis l’année 2000, cette amélioration est grandement menacée dans le contexte actuel.



”Alors que la pandémie fait des ravages sur les revenus des familles, sans soutien, beaucoup pourraient recourir au travail des enfants. La protection sociale est vitale en temps de crise, car elle fournit une assistance à ceux qui sont les plus vulnérables. L’intégration des préoccupations relatives au travail des enfants dans des politiques plus larges en matière d’éducation, de protection sociale, de justice, de marchés du travail et des droits humains fait une différence cruciale.”, a déclaré le directeur général de l’OIT, Guy Ryder.

“En temps de crise, le travail des enfants devient un mécanisme d’adaptation pour de nombreuses familles. Alors que la pauvreté augmente, les écoles ferment et la disponibilité des services sociaux diminue, davantage d’enfants sont insérés dans la population active. Alors que nous réinventons le monde post-COVID, nous devons nous assurer que les enfants et leurs familles disposent des outils dont ils ont besoin pour affronter des tempêtes similaires à l’avenir. Une éducation de qualité, des services de protection sociale et de meilleures opportunités économiques peuvent changer la donne.”, a averti à son tour la directrice générale de l’UNICEF, Henrietta Fore.